Pour le « le saviez-vous ? » de la semaine, une anecdote concernant le meilleur ami de l'homme.
Au XIIIe siècle, le frère dominicain Etienne de Bourbon, prédicateur de l'Inquisition raconte dans un recueil d'exemples servant à la prédication, que les paysans de la Dombes (au nord de Lyon) vénèrent un « chien lévrier », saint Guinefort. Son histoire ? D'après la légende, il aurait été tué injustement par son maître en voulant sauver un bébé de l'attaque d'un serpent.
Des mères et des matrones en quête de la guérison d'un enfant malade se rendaient sur sa tombe et pratiquaient des rites que l’Eglise jugeait superstitieux, comme les vestiges d'un vieux paganisme.
Bien plus que de prendre les gens du Moyen Age pour des esprits crédules, l’intérêt de cette anecdote est de montrer l’opposition entre la religion populaire, faite de croyances et de sortilèges, et l’orthodoxie dictée par les clercs. Malgré les interdictions, le culte de saint Guinefort, protecteur des enfants, perdure jusqu'au XIXe siècle.
Biblio : J-C SCHMITT, le saint lévrier
par Norby
publié dans :
Le mot culturel du dimanche


