Thiffany l’a demandé, aujourd’hui le « le saviez-vous ? » parle de la Traviata. Cet opéra de 3 actes, composé par Verdi au milieu du XIXe siècle raconte l’histoire d’un coup de foudre, entre Alfredo Germont et une courtisane Violetta. Cette œuvre est inspirée de la pièce (et du roman éponyme*) d’Alexandre Dumas fils, la Dame aux camélias. Dumas y raconte l’histoire d’une demi-mondaine qui après une ascension sociale fulgurante meurt dans la misère.
Bon, tout ça pour dire que tout est dans le titre puisque « traviata » en italien, ça signifie « femme perdue » (famille des mots issus du latin « versare », faire tourner). Je sais, l’article est bâclé, mais malheureusement je ne peux faire mieux aujourd’hui (Thiff, je compte sur toi !).
Norby, mode bâclé ON
*merci Charles
Bonjour,
Le mot du jour est émérite. Je me suis toujours demandé pourquoi un prof super prestigieux mais qu’on ne voit jamais à l’Université est appelé « professeur émérite ». Et bien, c’est simplement parce qu’émérite se disait originairement de celui qui, ayant exercé un emploi pendant un certain temps, prenait sa retraite pour jouir des honneurs et de la récompense dus à ses services. Synonyme : honoraire
Rappelons aussi qu’émérite se dit aussi de quelqu’un de remarquable dans quelque science ou dans la pratique de quelque chose suite à une longue expérience.
Exemple : Norby, retardataire émérite.
Le mot du jour est maquis. Ce mot désigne une formation végétale qui ressemble à un endroit sauvage et inculte, couvert d'épaisses broussailles, d'arbrisseaux très serrés qui forment des fourrés impénétrables*. Le terme vient du corse « macchia ». Par extension, vu l’allure générale de ladite chose, le maquis est une image pour désigner une complication inextricable. Enfin, le maquis a un troisième sens très intéressant pour la suite de l’article : un lieu peu accessible.
Tout ça pour venir à l’expression célèbre « prendre le maquis » qui signifie se cacher dans le maquis et plus précisément, entrer dans la clandestinité pour échapper aux autorités (plus spécifiquement encore, en parlant de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale).
Bon, c’est peut-être un détail mais j’ai choisi ce mot pour aujourd’hui parce que je me demandais si l’un d’entre vous sait pourquoi on dit « prendre le maquis » et pas simplement « se cacher dans le maquis », « se réfugier dans le maquis » ou encore « être au maquis » ou « aller au maquis » : pourquoi le verbe « prendre » ? Ca m’intrigue beaucoup…
* question subsidiaire : quelle est la différence entre le maquis et la garrigue ?Après tout, cette une autre formation végétale arbustive des régions méridionales a peu près la même «tête ». Ce que les distingue c'est le substrat sur lequel elles poussent : siliceux pour le maquis, calcaire pour la garrigue...cette distinction est fondamentale en botanique pour différencier ces 2 biotopes (merci Greg pour ce complément)
Le mot du jour est féru. Vous l’avez sans doute déjà rencontré, ce petit adjectif : être féru de musique, de cinéma, autrement dit être mordu, fana (un peu familier comme langage), passionné… Par exemple vous pouvez dire « je suis féru du blog le mot du jour » (vous n’êtes pas obligé, hein !).
En fait, féru n’est autre que le participe passé (employé donc comme adjectif) du verbe férir. Quoi, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons, ce verbe n’est certes plus beaucoup usité autrement qu'à l'infinitif (depuis au moins la fin du XVIIe siècle, c’est dire !). Mais vous connaissez la locution : « sans coup férir » : sans combattre, sans rencontrer de résistance ou de difficulté.
Le rapport entre la passion et le combat ? L’amouuuuuuuuuur bien sûr ! Un brin d’étymologie s’impose : férir vient du latin ferire, frapper. Initialement, féru signifiait être blessé, frappé de quelque chose. Autrefois, féru s’appliquait aux gens. Etre féru d’une femme, par exemple, signifiait être éperdument amoureux de ladite personne. De la blessure à l’amour, de l’amour à l’engouement...
Zolurne (voir son blog) nous a trouvé une citation où, regardez bien, on trouve le verbe férir conjugué :
"Nous fûmes dupes, vous et moi,
De manigances mutuelles,
Madame, à cause de l'émoi
Dont l'Été férut nos cervelles."
Paul Verlaine, Fêtes galantes
Demain, nous prendrons le maquis.


