Dimanche 22 octobre 2006

Bonjour,
Saroumne (ou Anaraël ou Brrrr ça dépend) a eu la gentillesse de se charger d’écrire un article pour ce dimanche. Je vous transmets donc son texte qui nous apprend tout (ou presque) sur l’andouiller.

Andouiller :  appellation commune des pointes des bois d'un cerf (ou de tout autre mammifère "à bois"). Ces pointes sont également appelées "cors" ou "épois".

Ce sont les veneurs qui, les premiers, ont donné des noms à chacune de ces pointes de façon à pouvoir décrire au mieux l'animal qui était chassé.

A l'âge d'un an et demi, un jeune mâle forme ses premiers bois qui sont constitués de deux "perches" lisses, généralement non ramifiées, appelées "dagues" (ce qui explique pourquoi ces jeunes cerfs sont nommés "daguets").

Par la suite, les bois tombent chaque année (à ce moment là on dit que le cerf est "mulet") et repoussent, généralement plus gros et plus lourds, enveloppés dans une peau d'aspect doux (les "velours"). Cette peau sera enlevée par frottement quand les cerfs auront "tout allongé". Ils viendront alors "frayer" leurs bois sur les arbres dont le tanin de l'écorce donnera la couleur aux bois.

Mais, contrairement à une idée répandue, il ne s'ajoute pas un andouiller supplémentaire chaque année. De très jeunes cerfs peuvent déjà compter 10 ou 12 pointes alors que de très vieux cerfs peuvent n'en avoir eu que 8 toute leur vie.

Cette confusion vient vraisemblablement du fait que les veneurs (encore eux) nommaient également les cerfs en fonction du nombre de leurs andouillers. "2ème tête" pour un cerf portant 4 pointes, "3ème tête" pour un cerf portant 6 pointes, "4ème tête" pour un cerf portant 8, puis "10 cors", "10 cors royal" (pour les cerfs à empaumure), "vieux cerf" et enfin … "grand vieux cerf".

Mais revenons à nos andouillers

Pour un bois de cerf d'allure classique, on trouvera ainsi, en partant de la base renflée du bois (la "meule"), l'andouiller "de massacre", encore appelé "andouiller d'œil" ou "maître andouiller". Puis, juste au-dessus, le "surandouiller" qui peut être présent ou pas.

Le troisième rencontré sur la "perche" est la "chevillure", ainsi nommée parce qu'elle sert de point d'articulation et d'appui aux cerfs lors des combats.

Ensuite, se trouve un andouiller qui existe assez rarement mais qui donne aux bois une conformation assez reconnaissable. Il a été nommé "trochure".

Le dessus du bois peut ensuite être constitué d'une pointe, de 2 ("fourche" ou "enfourchure"), de 3 ("empaumure") ou plus …

En fonction de la conformation du sommet des bois, on pourra décrire une "double enfourchure", une "double empaumure", une "palmure" (si les bois ressemblent à ceux d'un daim par exemple).

A partir de là … il devient simple de pouvoir dire d'un cerf qu'il "porte" 10, 12, 14 ou 16 cors. Il suffit de compter les andouillers de chaque côté. Ou plus exactement, de les compter du côté où il y en a le plus et de multiplier par 2 (c'est ainsi). Et si le nombre n'est pas le même de chaque côté … on dit alors qu'il est "mal semé".

Je crois d'ailleurs, et pour en avoir vu beaucoup, que presque tous les cas de figure sont possibles (même aussi étonnant qu'un daguet portant 8 cors ou un cerf de plus de 17 ans portant 6).

Il peut arriver parfois qu'un cerf ne fasse pas de bois du tout. On dit alors qu'il est "moine".

Les bois sont très fragiles pendant la période de repousse et il arrive aussi que certains se fracturent et finissent de pousser dans des positions singulières. On dit alors que le cerf a une tête "bizarde".

Maintenant … amusez-vous à les compter … ces andouillers!

Dimanche 28 mai 2006
Désolée pour ce retard, petit problème de mise en ligne de l'article
Bonjour,
Pour ce dimanche, une petite anecdote sur Mozart. Son nom de baptême est Johannes Chrysostomus Wolfgang Theophilus MOZART. Theophilus, ça donne Gottlieb en allemand, Amadeo en italien, Amadeus en latin et en français ça signifie « aimé des dieux ».
Le célébrissime compositeur, qui, s’il n’était pas mort aurait eu 250 ans (phrase très idiote lue dans Paris Match), n’était pas appelé Wolfgang Amadeus Mozart de son vivant. Par contre son fils était parfois appelé ainsi et signait ses compositions de ce nom…
Dimanche 30 avril 2006
Bonjour,

Thiffany l’a demandé, aujourd’hui le « le saviez-vous ? » parle de la Traviata. Cet opéra de 3 actes, composé par Verdi au milieu du XIXe siècle raconte l’histoire d’un coup de foudre, entre Alfredo Germont et une courtisane Violetta. Cette œuvre est inspirée de la pièce (et du roman éponyme*) d’Alexandre Dumas fils, la Dame aux camélias. Dumas y raconte l’histoire d’une demi-mondaine qui après une ascension sociale fulgurante meurt dans la misère.

Bon, tout ça pour dire que tout est dans le titre puisque « traviata » en italien, ça signifie « femme perdue » (famille des mots issus du latin « versare », faire tourner). Je sais, l’article est bâclé, mais malheureusement je ne peux faire mieux aujourd’hui (Thiff, je compte sur toi !).

Norby, mode bâclé ON

*merci Charles

Dimanche 9 avril 2006
Désolée pour le retard !
Bonjour,
Le titre est trompeur, mais rassurez-vous, le « le saviez-vous ? » de la semaine ne cherche pas à faire de vous des royalistes convaincus. Il s’agit simplement d’aller un tout petit peu plus loin sur Louis XVI, souvent décrit comme un roi falot, collectionneur de clés, incapable de faire des bébés et qui n’a pas su garder la tête sur les épaules pendant la Révolution française. Voici quelques anecdotes intéressantes (à caractère non exhaustif) :
- Oui, au soir du 14 juillet 1789, Louis XVI a écrit « rien » sur son journal. Sauf qu’on oublie de dire que c’était un carnet de chasse.
- Il avait prévu de faire raser la Bastille.  
- Un tiers des recettes de l’octroi, taxe commerciale prise par les Fermiers généraux à Paris, servait à payer les hôpitaux de la mendicité. Louis XVI, très travaillé par la question de la charité, décide de faire construire de un mur de 10 m de haut (en gros, les lignes 2 et 6 du métro), car l’octroi est une véritable passoire et beaucoup de ruses évitent de passer la « douane ». « Le mur murant de Paris rend Paris murmurant » : les Parisiens ont peur d’être enfermés dans Paris. Bref, en voulant bien faire, Louis XVI abaisse sa cote de popularité.
Norby  
Dimanche 26 mars 2006
Bonjour, le « le saviez-vous ? » de la semaine est une locution latine, Delenda est Carthago, soit en français : il faut détruire Carthage.
Auteur : Caton le Vieux, surnommé aussi Caton le Censeur (234 av.J.C. – 149 av.J.C.), est un homme politique romain qui vivait au temps de la République.
Contexte : après son ambassade en Afrique où il a pu constater que Carthage s’était reconstruite rapidement, il prononçait cette phrase à l’issue de tous les discours (même quand c’était un peu hors sujet) qu’il prononçait au Sénat. Il faut dire que la rivalité entre Carthage et Rome est une chose ancienne et que les exhortations de Caton vont mener à la troisième guerre punique (c'est-à-dire entre Rome et Carthage).
Signification : aujourd’hui cette phrase exprime l’attachement à une idée avec acharnement jusqu’à sa réalisation.
Norby
 
 
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